Centre Culturel Una Volta

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Le 1e dans le 9e (Arts)
L’archi entre les cases

16 sept. 2021 16 oct. 2021

Exposition Collective
Horaires / 10H-20H
UNA VOLTA — ESPACE MOSTRA
Entrée gratuite


BD à BASTIA

RENCONTRES
VENDREDI 17 SEPT 2021
18H/ CAFÉ UNA VOLTA
Rencontre autour de l’exposition Le 1e dans Le 9e (Arts) : l’archi entre les cases, avec Łukasz Wojciechowski,  Zosia Dzierzawska et Jérôme Dubois, animée par Vincent Brunner, Les Inrockuptibles

SAMEDI 18 SEPT 2021
18H30/ CAFÉ UNA VOLTA
Rencontre autour de l’exposition Le 1e dans Le 9e (Arts) : l’archi entre les cases, avec Benoît Peeters, Simon Lamouret et Lisa Mouchet, Animée Par Quentin Girard, Libération

DIMANCHE 19 SEPT 2021
14H30/ CAFÉ UNA VOLTA
Rencontre autour de l’exposition Le 1e dans Le 9e (Arts) : l’archi entre les cases, avec Édith Chambon, Jacques Bablon et Clément C. Fabre, animée par Vincent Bernière, Les Cahiers de la BD


ATELIER
SAMEDI 18 ET DIMANCHE 19 SEPTEMBRE
DE 15H À 18H
PÉRISTYLE DU THÉÂTRE 
Comme un archi ! Réalisation de maquette


 

Déjà très présente chez Winsor McCay dès 1905, avec les pérégrinations oniriques de Little Nemo dans les rues et bâtiments Art nouveau de grandes métropoles, l’Architecture n’a cessé de s’imposer comme thème majeur dans la bande dessinée. Des auteurs essentiels comme Nicolas de Crécy, Marc-Antoine Mathieu, François Schuiten & Benoît Peeters (Les Cités obscures) ont construit des œuvres dans lesquelles les villes, les bâtiments, l’architecture, le design, sont omniprésents, à la fois comme  « personnages », espaces sociaux, lieux métaphoriques, objets politiques mais aussi comme terrain de jeux de leur créativité et de leur virtuosité graphique.

L’exposition Le 1er dans le 9e (Arts) : l’archi entre les cases, scénographiée par Raphaël Lerays — lui-même architecte de formation —, donne à voir et à comprendre quelques affinités électives entre le 1er et le 9e Art en faisant la part belle aux nouvelles voix de la bande dessinée européenne et aux éditeurs indépendants. Dans L’Aimant, Lucas Harari, donne « vie », avec sa délicate ligne claire, aux thermes de Vals, un bâtiment suisse de type Bauhaus, par lequel un étudiant en architecture est obsessivement attiré… L’architecture est aussi un personnage à part entière dans Le Mystère de la Maison Brume, de Lisa Mouchet, un polar troublant entièrement conçu en « vues subjectives ».

Avec L’Alcazar, de Simon Lamouret, et Le Chantier, de Fabien Grolleau et Clément C. Fabre, on observe les bâtisseurs au travail, en Inde ou à Barcelone, et le long chemin qui sépare un projet dessiné de son achèvement.
L’habitat peut aussi se faire prolongement de l’individu, comme le montrent Jacques Bablon et Édith Chambon dans La Maison de l’architecte polonais et de sa femme algérienne restée au pays. Les parents ne sont plus là, mais « habitent » pourtant encore cette maison où est restée la fratrie.

Avec Eileen Gray, Une Maison sous le soleil, l’architecte et urbaniste Charlotte Malterre-Barthes et la dessinatrice polonaise Zosia Dzierzawska nous entrainent dans l’intimité de cette grande designer et architecte, et de son chef-d’œuvre moderniste, la villa E-1027.

L’Architecture peut enfin se révéler un outil de pouvoir, de propagande et d’oppression. Dans le dyptique Citéville / Citéruine, Jérôme Dubois donne à voir un espace urbain déshumanisé, au sens figuré puis au sens propre du terme.
L’architecte polonais Łukasz Wojciechowski, évoque dans Soleil Mécanique l’histoire chaotique de l’architecture européenne des années 1930 et 1940, et les délires de grandeur du régime nazi.