Exposition collective
GALERIE UNA VOLTA — 1er & 2e étage
HORAIRES
Entrée gratuite
RENCONTRE
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Juliana Hyrri est née en 1989 en Estonie, d’où elle a déménagé en Finlande à l’âge de quatre ans. Elle vit à Helsinki où, depuis l’obtention du diplôme de master des Beaux-Arts à l’Académie des Beaux-Arts d’Helsinki et du Master des Arts de l’Université d’Aalto d’Helsinki, elle travaille en tant qu’artiste plasticienne, illustratrice et autrice de bande dessinée multiprimée (Prix d’État finlandais du 9e Art en 2023, entre autres…).
Pour Juliana Hyrri, l’art est une forme d’exploration, inspirée par les secrets, les carnets intimes, les vieilles cartes et les photographies. Elle considère le dessin comme un art noble a l’égal de la peinture.
Depuis 2018, elle a présenté plus de 20 expositions individuelles et participé à des expositions collectives en Finlande et à l’étranger. Elle sera notamment l’artiste invitée de l’Institut finlandais de Paris de novembre à décembre 2026. Cette première exposition individuelle à l’étranger de Juliana Hyrri fera partie du projet SARJAKUVA.
Elle a déjà été remarquée en France, ayant été invitée à deux reprises à des ateliers organisés au festival d’Angoulême en 2019 et 2020 par l’association ChiFouMi. Les éditions Même pas mal ont publié deux de ses ouvrages et son troisième roman graphique sortira en français fin 2026.
L’œuvre de Juliana Hyrri en bande dessinée tire son inspiration de l’enfance, en toile de fond, se dessinent les souvenirs personnels de l’autrice. L’origine russophone de la petite Juliana lui a conféré le statut d’« étrangère » parmi ses camarades dans son pays d’adoption. Ainsi, le thème du langage occupe une place importante dans les bandes dessinées de Juliana Hyrri. Sa narration se situe sur deux niveaux, celui de l’enfant d’abord – il est frappant de se rendre compte à quel point les dialogues pourtant concis sont justes et vivants –, sur lequel se pose ensuite une voix plus adulte et plus distanciée qui se remémore l’enfance. Le lecteur est ainsi habilement amené à percevoir l’enfance de la narratrice à ses côtés, – et à se remémorer la sienne, par le biais de scènes universelles particulièrement poignantes et parfois cruelle.
Dans ses bandes dessinées, Juliana Hyrri manie un subtil équilibre entre le texte et le graphisme sans que l’un n’empiète sur l’autre. Les images riches et son univers graphique très personnel, invitent à revenir sur le dessin de manière contemplative.
Dans les six nouvelles du Rossignol ne chantera pas (Même pas mal, 2022), l’on est fasciné par son trait organique, tout en arrondis, principalement en noir et blanc.
Dans l’histoire complète d’inspiration autobiographique sur le déménagement de la petite Iulienka dans un nouveau pays, racontée dans La Mer des marguerites (Même pas mal, 2025) la facette plastique du travail de Juliana Hyrri apparaît déjà pour enfin se déployer pleinement dans son dernier ouvrage Lellikki (« La Chouchou », à paraître aux éditions Même pas mal en 2026). Les pages y sont construites comme dans un collage de peintures et de cases dessinées pour raconter les tentatives désespérées, et souvent mal accueillies ou mal comprises, de la protagoniste pour devenir la favorite de la maîtresse, des camarades de classe, des parents…
En Finlande, Juliana Hyrri a également travaillé en collaboration avec le scénariste Pauli Kallio pour une petite série d’albums en bande dessinée jeunesse. Elle raconte les aventures de deux amis, Kalle et Kaneli, à la fois férus de foot et de piano pour Kaneli et de violoncelle pour Kalle. La série n’a pas (encore) été publié en français.
Bibliographie