EXPOSITIONS

 

EXPOSITION COLLECTIVE

LE 1er DANS le 9ème (Arts) : L’ARCHI ENTRE LES CASES

Déjà très présente chez Winsor McCay dès 1905, avec les pérégrinations oniriques de Little Nemo dans les rues et bâtiments Art nouveau de grandes métropoles, l’Architecture n’a cessé de s’imposer comme thème majeur dans la bande dessinée. Des auteurs essentiels comme Nicolas de Crécy, Marc-Antoine Mathieu, François Schuiten & Benoît Peeters (Les Cités obscures) ont construit des œuvres dans lesquelles les villes, les bâtiments, l’architecture, le design, sont omniprésents, à la fois comme  «personnages», espaces sociaux, lieux métaphoriques, objets politiques mais aussi comme terrain de jeux de leur créativité et de leur virtuosité graphiques.
L’exposition « L’Archi entre les cases », scénographiée par Raphaël Lerays — lui-même architecte de formation —, donne à voir et à comprendre quelques affinités sélectives entre le 1er et le 9ème Arts, en faisant la part belle aux nouvelles voix de la BD Européenne et aux éditeurs indépendants.

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Dans L’Aimant, Lucas Harari, donne « vie », avec sa délicate ligne claire, aux thermes de Vals, un bâtiment suisse de type Bauhaus, pour lequel un étudiant en architecture est obsessivement attiré… L’architecture est aussi un personnage à part entière dans Le Mystère de la maison brume, de Lisa Mouchet, un polar entièrement conçu en « vues subjectives ».
Avec L’Alcazar, de Simon Lamouret, et Le Chantier, de Fabien Grolleau et Clément Fabre, on observe les bâtisseurs au travail, en Inde ou à Barcelone, et le long chemin qui sépare un projet dessiné de son achèvement.
L’habitat peut aussi se faire prolongement de l’individu, comme le montrent Jacques Bablon et Edith Chambon dans La Maison de l’architecte polonais et de sa femme algérienne restée au pays. Avec Eileen Gray, Une Maison sous le soleil, Charlotte Malterre-Barthes et Zosia Dzierzawska nous entrainent dans l’intimité de cette grande designer et architecte, et de son chef-d’œuvre moderniste, la villa E-1027.
L’Architecture peut enfin se révéler un outil de pouvoir, de propagande et d’oppression. Dans le dyptique Citéville / Citéruine, Jérôme Dubois montre à voir un espace urbain déshumanisé, au sens figuré puis au sens propre du terme. L’architecte polonais Lukasz Wojciechowski, évoque dans Soleil Mécanique l’architecture européenne des années 1930 et 1940, et les délires de grandeur du régime nazi.

Une scénographie réalisée par Raphaël Lerays.

STANLEY GREENE

UNE EXPOSITION DE BANDE DESSINÉE ET DE PHOTOGRAPHIE
En partenariat avec le Centre Méditerranéen de la Photographie

L’album traite du monde d’après 1989, à travers les images d’un géant du photoreportage, Stanley Greene, récompensé par cinq prix World Press Photo et fondateur de l’agence Noor.

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Le contrechamp d’une vie racontée par un passionné de photographie, JD Morvan, et le dessin expressif et précis de Tristan Fillaire, publié aux éditions Delcourt en 2020.

Tristan Fillaire est né en 1995 à Ivry-sur-Seine. Il réside à Paris. Né d’un père écrivain et d’une mère peintre, il a très tôt fait la synthèse des deux. Vers cinq ans, il faisait donc déjà de la bande dessinée. ! Après avoir était un cancre pendant toute sa scolarité, il reçoit son diplôme de l’Académie Brassart-Delcourt à l’été 2018, avec la promotion « Arthur de Pins ». Stanley Greene, une vie sur le vif est son premier album.

Né à Reims en novembre 1969, Jean-David Morvan va très vite consacrer un véritable culte à la littérature de science-fiction. Dans son souci d’évoquer des univers futuristes et innovants, il s’inscrit à l’école Saint-Luc de Bruxelles en 1989, puis à l’académie des Beaux- Arts dans l’espoir d’acquérir une formation de dessinateur. C’est toutefois dans le scénario qu’il trouvera sa voie.
Ses principales séries en font un des scénaristes les plus prolifiques de ce début de troisième millénaire. En 1994, il débute Nomad avec Sylvain Savoia. Puis il lance Troll avec Olivier Boiscommun au dessin à partir de 1996 chez Delcourt (dont les trois premiers scénarios sont écrits en collaboration avec Sfar).
La série Sillage (Delcourt), space opera commencé en 1998 avec Buchet au dessin, remporte un succès immédiat.
Jean-David Morvan en profite alors pour remanier d’anciens projets : 7 secondes est publié chez Delcourt avec au dessin Gérald Parel, tandis que Zorn et Dirna avec Bruno Bessadi et Vincent Trannoy se réalise chez Soleil.
Parmi ses nombreux projets on peut citer Le Cycle de Tschaï avec Li-An, adaptation d’une série de romans de Jack Vance, La Mandiguerre avec l’Italien Stefano Tamiazzo, Reality Show avec Francis Porcel, Al’Togo avec Sylvain Savoia, Je suis morte avec Nicolas Nemiri.

L’exposition des planches de l’album sera accompagnée des photographies de Stanley Greene, grâce à un co-commissariat avec le Centre Méditerranéen de la Photographie.

Exposition au Musée de Bastia.

 

GUILLAUME TROUILLARD & ALEX CHAUVEL

QUATRE DÉTOURS DE SONG JIANG

Hommage aux rouleaux traditionnels chinois, ce livre-accordéon déploie en perspective cavalière les pérégrinations philosophiques du sage Song Jiang prodiguant ses conseils à quatre camarades, chacun originaire d’un point cardinal.

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Hommage aux rouleaux traditionnels chinois, l’album met en scène le personnage du sage Song Jiang, sollicité pour ses conseils par des compagnons de longue date, chacun venu d’un point cardinal du pays. Ces échanges nous invitent à contempler la splendeur graphique des tableaux de Guillaume Trouillard et à nous initier aux percepts taoïstes esquissés par Song Jiang afin de guider ses camarades.

«Les choix graphiques, mais aussi de fabrication, appuient encore la force de cet hommage.(…) Une pochette contient huit cartes dessinées qui présentent Song Jiang prononçant quelques aphorismes. Inspirées des trigrammes taoïstes liés aux éléments naturels comme la Terre, le Vent, le Tonnerre et le Feu, ces cartes contribuent à l’atmosphère dépaysante de l’ouvrage. Elles participent aussi de l’hybridation entre bande dessinée et arts graphiques chinois, qui est à la base du projet et qui rejoint les recherches artistiques de Guillaume Trouillard et Alex Chauvel.» Frédéric Hojlo, ActuaBD

L’exposition des originaux de ce leporello exceptionnel, dont la fabrication a été pensée localement à dessein, permettra de mettre en lumière le travail de ces deux jeunes auteurs engagés, également éditeurs de qualité aux éditions de La Cerise et Polystyrène.

Auteur de BD et illustrateur, Alex Chauvel est diplômé de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême, après un passage au lycée Pierre de Fermat à Toulouse, où il a été élève en Khâgne.
Il a co-fondé les éditions Polystyrène en octobre 2010, maison qui s’est donné pour objet de réaliser des albums de bande dessinée à déplier, à combiner, à dérouler, à mélanger afin de proposer aux lecteurs de nouvelles formes pour raconter des histoires. Actuellement, Alex Chauvel vit et travaille à Berlin.

Guillaume Trouillard entre aux Beaux-Arts d’Angoulême à 18 ans. Il y fait des rencontres déterminantes avec Samuel Stento notamment, scénariste de La Saison des flèches (Editions de la Cerise, 2009), en sélection officielle à Angoulême en 2010.
En 2003, il crée les éditions de la Cerise et la revue Clafoutis qui lui permettent de donner corps à ses envies d’expérimentations graphiques et de conserver l’émulation du collectif d’auteurs créé lors de ses années d’études à Angoulême.
En 2007, Guillaume Trouillard publie Colibri, bande dessinée en aquarelles sur les transformations de la Chine suite à un long périple dans le pays. Il obtient pour ce travail le prix BD des lecteurs de Libération à Angoulême en 2008.
En 2015 et 2017, il publie les deux premiers fascicules d’Aquaviva, récit post-apocalyptique muet et énigmatique qui propose une déclinaison graphiquement réaliste d’un monde « d’après ».
En 2016, l’Espace Chemins-Bideak se crée à Saint-Palais avec, en son centre, une fresque de 51 mètres sur l’histoire de l’humanité, Chemins du temps, chemins d’histoire, qu’il réalise en collaboration avec des historiens. En 2018 il participe au livre-disque Elpmas revisited de Moondog, ré-enregistrement de son disque de chevet, puis s’attèle à un volet de la collection Façade des éditions Polystyrène en hommage aux miniatures persanes. Il se produit depuis plus de dix ans sur des concerts dessinés aux côtés de son frère Antoine, et vient de participer à la création du spectacle Aux Champs d’honneur de la compagnie les Parchemniers, mêlant danse, dessin et musique.

MARION FAYOLLE

JOUER DES CORPS

En partant de métaphores graphiques, Marion Fayolle construit et déconstruit les concepts, les états d’âmes universels et les situations de la vie avec une économie de mots et une justesse déconcertante.

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L’exposition Jouer des corps montrera les originaux de six des albums de l’autrice, un travail inclassable, à la frontière de l’illustration et du roman graphique.
Marion Fayolle prend un malin plaisir à jouer avec le corps de ses personnages : elle les découpe, les rapièce, les recompose et les met en mouvement à la manière d’un ballet contemporain. Ces outils de mise en scène servent brillamment la justesse de ses images, véritables métaphores graphiques. Ils permettent également la traduction spontanée et poétique d’une complexité inhérente aux récits et aux personnages, rendant son travail éminemment vivant.

Une scénographie originale restituera ces jeux d’échelle et de composition des personnages. Elle est réalisée en collaboration avec l’autrice et Inclusit Design.

Née le 4 mai 1988, Marion Fayolle grandit en Ardèche et intègre l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2006. Elle obtient son diplôme en juin 2011.
En 2009, elle crée la revue Nyctalope aux côtés de Simon Roussin et Matthias Malingrëy, rencontrés au sein de l’atelier d’illustration de l’ESAD.
Marion Fayolle est trois fois lauréate du concours Jeunes Talents lors du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. En 2014, son quatrième ouvrage La Tendresse des pierres fait partie de la sélection officielle du festival. En 2018, elle est consacrée par le Prix spécial du jury pour son album Les amours suspendues (Editions Magnani).

Elle collabore également avec de nombreux titres de presse : XXI, le New York Times, Télérama, Le Monde Magazine

GAËTAN DOREMUS

ESPIÈGLERIES

Avec plus d’une cinquantaine d’ouvrages à son actif, tous emprunts d’une grande poésie et déclinant une multitude de styles graphiques, oscillant entre illustration et bande dessinée, Gaëtan Doremus est un auteur jeunesse absolument incontournable.

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Sa palette est variée mais son style graphique reste reconnaissable entre tous et il sait s’adresser aux enfants avec justesse, alliant malice et poésie.

L’exposition montre ses travaux les plus récents : les albums pour les tout-petits Quatre pattes et Rosie et pour les plus grands Fuis Tigre (Seuil Jeunesse) ou Mon bébé croco (Albin Michel), la série Till l’Espiègle (Les Fourmis Rouges) qui fera également l’objet d’une lecture dessinée trépidante ; enfin, des illustrations issues des romans jeunesse Lou a perdu sa tête (Seuil) et Le chien sans nom (Albin Michel).

Gaëtan Dorémus est né à Lille en 1976. Issu de l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, il a travaillé pour la presse à ses débuts (Astrapi, Le Monde, Politis, Libération), avant de se recentrer sur l’édition jeunesse. De 2003 à 2014, il a enseigné l’Illustration à la HEAR de Strasbourg.
Il a obtenu un Award du New York Times Best Illustrated Children’s Books en 2012 et un Ragazzi Award – catégorie Books & Seeds – de la Bologna children’s books fair en 2015. Ses livres sont édités aux éditions du Rouergue, Autrement, Gallimard, Seuil Jeunesse, Les Fourmis Rouges…

 

EXPOSITION COLLECTIVE

LE PRIX DES LYCÉENS

Il s’agit de faire découvrir aux lycéens une sélection de bandes dessinées contemporaine de qualité. C’est au travers de cette sélection originale de trois ouvrages, qui fait l’objet d’une exposition à part entière, que les élèves mènent un travail de jurés afin de désigner un lauréat.
Les albums sélectionnés dans le cadre du Prix des lycéens font l’objet d’une exposition à part entière.

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Radium Girls, Cy, Glénat
La dessinatrice Cy nous raconte le terrible destin des Radium Girls qui s’inspire de l’histoire des ouvrières américaines employées dans l’industrie horlogère des années 1920 et empoisonnées à leur insu par la peinture au radium. Condamnées par la maladie, elles intenteront un procès à leur employeur. Cette action en justice permettra de conserver la trace historique de ce scandale sanitaire. Radium Girls met en lumière le combat et la souffrance de ces femmes oubliées de l’Histoire et leur rend ainsi hommage.
Cy est née en 1990. Elle étudie à l’école de Condé, à Paris, où elle fait un cycle supérieur d’illustration après un BTS Communication visuelle.
En 2013, Cy entame une collaboration de deux ans pour le site Madmoizelle.com. Elle y dessine son quotidien et l’actualité, abordant par exemple les thèmes du harcèlement de rue ou de la COP21.
À partir de 2015, elle publie des vidéos sur sa chaîne Youtube : elle y montre des speed drawings et y partage des conseils sur le métier de graphiste.
En 2016, elle publie son premier album : Le vrai sexe de la vraie vie (tome 1 et 2, Édition Lapin) où elle prend le parti de montrer des bribes de sexualité sur base de témoignages. Son leitmotiv : montrer pour déculpabiliser.
Detection Club, Jean Harambat, Dargaud

Une île en Cornouailles, années 1930. Le milliardaire Roderick Ghyll invite les membres du Detection Club, qui réunit les grands auteurs britanniques de l’âge d’or du roman à énigme dont les célèbres Agatha Christie et G.K. Chesterton, à se rendre dans sa vaste demeure, la villa Briarcliff. Mais le milliardaire est retrouvé assassiné…
Après des études de commerce à l’ESSEC et de philosophie à Nanterre, Jean Harambat décide de partir vivre en Argentine. Il y donne des cours de français, vend trois aquarelles au Caminito de la Boca et traie des vaches dans une estancia de la Pampa humeda. Surtout, il pratique avec passion son sport de prédilection : le rugby. Suite à son périple argentin, un petit tour dans un ranch de moutons en Tasmanie, un peu d’aide humanitaire au Libéria comme logisticien pour Action Contre la Faim, Jean Harambat rentre en France pour se consacrer à l’écriture et au dessin.
Il travaille alors pour la presse écrite (grands reportages illustrés pour Le Monde 2, Géo, Sud Ouest), pour laquelle il voyage en Biélorussie, en Ethiopie, en Céphalonie, au Sahara, et finalement jusque dans les Landes !
Les Invisibles (Futuropolis, 2008), son premier album, qui raconte une révolte en Chalosse au XVIIe siècle, remporte le prix de la meilleure bande dessinée historique aux Rendez-Vous de l’histoire, à Blois.
Sa jeunesse sur les terrains de rugby de différents pays lui inspire le livre En même temps que la jeunesse chez Actes Sud en 2011. Suivront trois autres titres dont Ulysse, les chants du retour (Actes Sud, 2014), sélectionné à Angoulême en 2015. Avec cet album, Jean Harambat remporte le prix de la BD du Point et, à nouveau, le prix de la meilleure bande dessinée historique, à Blois.
En 2017, il sort Opération Copperhead (Dargaud), une histoire aussi vraie que rocambolesque du contrespionnage britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Il reçoit pour cet album le prix René Goscinny du meilleur scénario, décerné par le festival d’Angoulême et l’Institut Goscinny.
Outre ses albums de BD, Jean Harambat réalise pour la presse écrite des reportages ou des récits dessinés pour Le Monde, XXI, Télérama, Sud Ouest ou encore L’Équipe Mag.
Les Oiseaux ne se retournent pas, Nadia Naklé, Delcourt
Auteure réalisatrice et dessinatrice, Nadia Nakhlé écrit, dessine et met en scène des projets poétiques et engagés, associant différents langages artistiques. En parallèle, elle expose son travail en France et à l’étranger et collabore en tant qu’artiste associée à différentes actions culturelles (Musée Rodin, La Fémis, CDA d’Enghien Les bains, Le Cube).
Les oiseaux ne se retournent pas (Delcourt, 2020) est son premier roman graphique. Il forme un projet complet avec le spectacle musical et dessiné qui a été conçu en même temps que l’album.
Il est dédié aux enfants isolés qui représentent au moins un quart des personnes cherchant refuge en Europe. Ils fuient la même guerre, la même barbarie, les mêmes dangers que les adultes. Ils ont eux aussi abandonné leur pays, quitté leur maison, dit adieu à leurs amis et leur famille. Ils rêvent eux aussi d’une vie meilleure et ne veulent pas mourir sous les bombes.
Elle prépare actuellement l’adaptation du roman graphique en long métrage d’animation.

YANN LE BORGNE

COSMOLITUDE 2021

“Un cosmonaute en plein doute existentiel se représente passé et futur”. D’une composition musicale de départ sont nés un album du Jakez Orkeztra et une Bande Dessinée de Yann Le Borgne.
Exposition de gravures et de sérigraphies.

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L’exposition présentée au péristyle du théâtre présentera toutes les étapes de travail qui ont mené à la bande dessinée publiée en 2021 : Cosmolitude 2021
Cet album est né d’une série de rencontres artistiques enthousiasmantes. Avec le sérigraphe genevois Christian-Humbert Droz tout d’abord, également reconnu pour son travail d’édition avec la maison Drozophile, mais aussi avec le Jakez Orkeztra qui lui offrira le scénario idéal, issu d’un morceau trop longtemps resté dans les tiroirs.

Cosmolitude 2021 est pensé comme un objet d’expérimentation graphique : gravure et sérigraphie en sont les techniques privilégiées, pour un voyage sidéral qui nous porte de contemplations en réflexions métaphysiques, sans faire d’impasse sur un savant dosage de pop culture.

Yann Le Borgne est un artiste plasticien, illustrateur et musicien, né et résidant en Corse.
Diplômé de l’université de Corse en section Arts appliqués en 2004, il réalise des illustrations pour des ouvrages jeunesse aux éditions Albiana et pour le compte du réseau CANOPE.
En parallèle, il joue au cœur de différentes formations musicales, avec une envie d’éclectisme qui le pousse à diversifier les genres.
En 2013, le musée de l’Alta Rocca accueille son exposition Aussi haut que moi…”, un projet mêlant image et son.
Cette même année, il crée avec d’autres artistes L’étrange atelier, lieu de résidence artistique, et oriente son travail vers le street art et les arts plastiques.
En 2016, il réalise avec l’artiste Orso Doodle et conséquence, fresque augmentée par le vidéomapping, avec le soutien de la DRAC.
En 2017, il expose “BIG Doodle” à l’Espace Diamant d’Ajaccio, un assemblage de quarante toiles dans lesquelles s’entremêlent des centaines de personnages sortis de son imagination ou en rapport avec la pop-culture.
Toujours avec le soutien de la DRAC, il réalise Des Mains, œuvre street art éphémère, où des centaines de mains en papier sortent d’un mur dans un étrange vortex multicolore.
En 2018, il expose DOODLE IN TIME au centre culturel Alb’Oru de Bastia, où il questionne les rapports qu’il entretient à son œuvre à travers le temps.
En 2019, il envahit le Bastion de l’étendard de Bonifacio avec ses COLOROPHAGES, exposition pour laquelle il s’attaque à la sculpture monumentale.

Aujourd’hui, il continue d’expérimenter diverses techniques comme la gravure, l’animation d’images ou encore la sculpture.

MATTHIAS PICARD

JIM CURIOUS

Le parcours de l’exposition se meut en grande exploration aux côtés de Jim Curious.

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Matthias Picard est né en 1982. Il est diplômé depuis 2007 des Arts Décoratifs de Strasbourg et fonde, avec d’autres, le collectif Troglodyte. Il participe à ce titre très régulièrement au fanzine Écarquillettes et au webzine Numo.fr. Lauréat de différents concours (Angoulême, Lausanne …), Matthias participe également au renouveau de Lapin, le magazine de l’Association, avec une histoire intitulée Jeanine, parue depuis en album à L’Association.

En octobre 2012, il publie Jim Curious, Voyage au cœur de l’océan aux éditions 2024, une épatante exploration silencieuse des fonds marins, en 3D par les anaglyphes, ces images 3D imprimées pour être vues en relief à l’aide de lunettes comprenant un filtre de couleur bleu et un autre de couleur rouge. Cet album est aujourd’hui traduit dans plus de trente pays !

En mai 2015, Matthieu Chedid le contacte et lui propose de travailler avec lui ; cette rencontre aboutira au livre-disque la B.O² -M-, dessinée entre Marseille, Madrid, Prague et enfin Strasbourg.

En 2019, il publie la suite des aventures de Jim Curious, toujours aux éditions 2024. Cette fois-ci, l’intrépide scaphandrier progresse à travers la jungle, accompagné dans ses pérégrinations par les singes, serpents, toucans et autres volatiles espiègles.

SIMONE REA

VOYAGES ONIRIQUES

Auteur talentueux et peu connu en France, l’exposition met en lumières toutes les facettes de son travail brillant, ancré dans l’imaginaire et la poésie de l’enfance.

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Simone Rea est né en 1975 à l’Albano Laziale, où il vit et travaille.
Diplômé de l’académie des Beaux-Arts à Rome, il a suivi des cours spécialisés dans l’illustration jeunesse à Sarmede.

En 2006, il est sélectionné pour participer à l’exposition du salon de Montreuil “Figures Futures” avec deux illustrations inspirées du conte Alice au pays des merveilles. Il a été sélectionné à la foire internationale de Bologne à de nombreuses reprises, et son travail a été primé aux biennales de l’illustration de Lisbonne (en 2012) et Bratislava (en 2011).

En France, il a notamment publié Gronouyot chez Didier Jeunesse, Les fables d’Ésope, chez Actes sud, Je veux enlever la nuit chez Cambourakis ou encore Les Ombres de Nasla chez Seuil Jeunesse.

ANNE MONTEL & LOÏC CLÉMENT

LE TEMPS DES MITAINES

Dans un monde imaginaire, les aventures et mésaventures d’une bande d’amis dotés de super pouvoirs ! Suspense, enquête, premiers émois, rires …

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Arthur vient d’emménager dans une nouvelle ville. Et qui dit nouvelle vie, dit nouvelle école et nouveaux amis : l’amusante Pélagie, l’intrigante Kitsu, le génie de la bande Gonzague et son fidèle compagnon Willo – démarrent une enquête sur les disparitions inquiétantes de certains élèves.
Cette première péripétie surmontée soudera la bande d’amis que d’autres intrigues attendent.
Les aquarelles d’Anne Montel subliment trois récits qui revisitent différents genres de la littérature. Polar dans le tome 1, chronique sociale dans le suivant ou récit horrifique dans le troisième, Le Temps des Mitaines parle avant tout du passage de l’enfance à l’adolescence et embarque avec brio petits et grands.
Un troisième tome inédit de cette série culte (Prix Tibet 2014, prix Entre les Bulles 2015, Sélection officielle jeunesse Angoulême 2015, Prix D-lire/Canal BD 2015, Prix polar jeunesse du Festival Quais du polar 2015) est paru en 2020 chez Dargaud qui, pour l’occasion, a réédité les deux premiers tomes des aventures d’Arthur et de sa bande d’amis.

Native de Nantes, Anne Montel obtient un Baccalauréat Arts appliqués puis un BTS Communication visuelle à l’ESAA Duperré (2008). Elle suit ensuite une FCIL illustration au lycée professionnel Corvisart-Tolbiac. Elle est deuxième lauréate du concours « Jeunes talents » du Festival d’Angoulême puis deuxième lauréate, également, de « Dessinateurs de demain » du Festival BD-Fil de Lausanne en 2010.
Elle travaille dès lors en tant que graphiste, illustratrice de livres pour enfants ou livres de cuisine et dessinatrice de bande dessinée.
Sa technique privilégiée est le dessin à la plume et la mise en couleur à l’aquarelle.
Si elle multiplie les collaborations, elle travaille régulièrement avec Loïc Clément.
A noter qu’en janvier 2020, Anne publie son premier livre en tant qu’autrice complète chez Little Urban : L’Abécédaire des Métiers imaginaires.

Loïc Clément est scénariste de bandes dessinées pour les adultes et la jeunesse et auteur de romans et albums illustrés. Il est né en 1981 et réside en Bretagne. Passionné de livres, il a été libraire spécialisé, critique littéraire et formateur dans le domaine des métiers du livre. Ses activités se partagent entre le travail de bibliothécaire et celui de l’écriture. Il travaille avec divers artistes tels que Bertrand Gatignol, Clément Lefèvre, Carole Maurel, Sanoe, Boris Mirroir ou Lionel Richerand par exemple et forme un duo prolifique avec Anne Montel.

RÉSIDENCE AU COLLÈGE/EXPOSITION

« JE SUIS COLLÉGIEN ET AUTEUR »

Restitution d’une résidence de création au collège.
Ce projet se déroule dans le cadre du Contrat de Ville de l’Agglomération de Bastia, au collège Saint Joseph (quartier prioritaire), pour un travail co-construit avec les professeurs de français et d’art plastiques.

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Soucieux de renouveler ses projets de développement culturel de manière approfondie, le centre culturel Una Volta organise, de décembre 2020 à mars 2021, la venue d’Agnès Maupré afin de travailler avec deux classes de 6ème à la création d’un album de bande dessinée autour de la figure du monstre.

La création des élèves fera l’objet d’une exposition à part entière durant BD à Bastia 2021.