EXPOSITIONS


BLUTCH

LA GRANDE TRAVERSÉE

EXPOSITION AU MUSÉE DE BASTIA – Du 2 avril au 5 mai 2020
Horaires : Jeudi 2 et vendredi 3 avril : 9h-12h et 14h-18h / Samedi 4 avril : 9h-18h / Dimanche 5 avril : 10h-18h

« Le dessin est une langue limpide, primitive, intraduisible et implacable. Ce langage gagne en éloquence, devient éclatant quelquefois, quand le geste qui le produit est gratuit; on dessine sans raison ni but, pour rien, et c’est bien ici que réside toute la difficulté du jeu, comment préserver cette candeur dans l’exercice professionnel et domestiqué de la bande dessinée » Blutch (Préface de Variations – Dargaud 2017).

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Né à Strasbourg en 1967, Blutch dessine depuis son plus jeune âge, il n’a jamais lâché son crayon ! En 1988, fraîchement diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, il gagne son ticket d’entrée à Fluide Glacial et met le pied dans la porte du monde de la bande dessinée. Depuis plus de trente ans, il construit une œuvre habitée avec un appétit insatiable de ne jamais se laisser enfermer dans un style et de toujours se renouveler.

Blutch compte parmi les plus grands auteurs contemporains, son travail, célébré par le Grand Prix du Festival d’Angoulême en 2009, impressionne et influence la scène internationale du 9ème art. Pourtant, il brouille les pistes et emprunte des chemins détournés, remettant en question ses systèmes narratifs et son trait, célébrant ou malmenant ses influences à chaque nouvelle aventure éditoriale. L’exposition envisage un pan de l’œuvre dense et multiple de Blutch comme une traversée libre et non une rétrospective. Il est question de bande dessinée bien évidemment ! Deux de ses ouvrages les plus récents se partagent les murs du Musée de Bastia, Mais où est Kiki ?, une aventure de Tif et Tondu paru en 2020 (Editions Dupuis) et Variations, son album de reprises (Editions Dargaud 2017). Mais il est aussi donné à voir des dessins pour des affiches, des illustrations, du dessin d’humour pour la presse, des dessins inédits et de la recherche libre.

Blutch n’est jamais là où on l’attend et c’est bien ce qui rend cet auteur passionnant.

Commissariat d’exposition : Raphaël Barban

PHILIPPE DUPUY

HISTOIRES DE L’ART

En 2016, Philippe Dupuy publie dans la collection Aire Libre (Dupuis) Une histoire de l’art (le plus grand leporello de l’histoire de la bande dessinée, plus de vingt-trois mètres recto verso), puis, paraissent en 2019, Peindre consacré à Man Ray et Ne pas peindre dédié à Paul Poiret.

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Au sein de cette trilogie, Philippe Dupuy analyse l’histoire de l’art à l’aune de sa subjectivité et explicite son rapport à la création. Il invite des figures de savants et grands artistes pour tricoter sa vision personnelle de la discipline, son rapport aux œuvres et aux artistes et la place de la bande dessinée dans le champ de la création contemporaine.

L’exposition montrera des originaux de la trilogie ainsi que ceux de son album intitulé J’aurais voulu faire de la bande-dessinée, à paraître en mars 2020 aux éditions Futuropolis.

RUPPERT & MULOT, OLIVIER SCHRAUWEN

PORTRAIT D’UN BUVEUR

Vous connaissez des pirates leur version hollywoodienne ou les épopées maritimes de Stevenson ? Oubliez ces images. Ruppert et Mulot, associés à l’artiste flamand Schrauwen, restituent le mythe du pirate, du vrai : menteur, voleur, lâche, vulgaire.

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Projet de création épique mené par les trois auteurs, la publication du Portrait d’un buveur à six mains relève d’un processus semé d’embuches qui a duré quatre années. Au final, un album magnifiquement hors normes, qui tient une place particulière dans la bibliographie des auteurs. C’est cette dialectique de création qui sera montrée dans l’exposition, des planches originales recomposées, reprises, reconstituées sur plusieurs séquences du livre.

 

EXPOSITION COLLECTIVE

LA FABRIQUE DES FUTURS

Si l’on a longtemps défini la science-fiction comme un genre plutôt léger, peuplé de créatures excentriques, de machines d’exploration interplanétaire ou de voitures volantes, il faut se rendre à l’évidence : la science-fiction contemporaine est bien plus engagée qu’il n’y paraît, car elle embrasse tous les enjeux de notre époque.
C’est pour cette raison que BD à Bastia lui consacre une grande exposition collective et scénographiée.

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Ainsi, en réinventant sans cesse des lendemains, proches ou lointains, ancrés sur la terre ou dans l’espace, La Fabrique des futurs interroge le rapport à l’environnement et la connexion avec la nature, mais aussi les notions de mémoire, de transmission, de libre-arbitre. Comment fait-on société, que devient notre humanité lorsque notre environnement naturel est détruit ou sérieusement dégradé et lorsque nos modes de vie et de communication sont altérés, filtrés par le prisme de la technologie, du contrôle social ou de la consommation ?
Le Tribut de Jean-Marc Rochette et Benjamin Legrand ; Aâma et Saccage de Frederik Peeters ; Préférence système d’Ugo Bienvenu ;  Soon de Benjamin Adam et Thomas Cadène et Bolchoï Arena de Aseyn et Boulet forment autant de récits futuristes critiques sur notre monde et nous offrent en contrepoints salvateurs la poésie, la métaphysique et la contemplation, tout cela avec une liberté de styles d’une grande richesse.

Une scénographie immersive réalisée par Raphaël Leray.
Exposition jusqu’au 7 mai.

CAMILLE JOURDY

LES VERMEILLES

Beau temps pour un pique-nique ! Pas pour Jo, la cadette, qui fuit sa famille recomposée le temps de se perdre dans une forêt mystérieuse, loufoque et pleine de Vermeilles.

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Camille Jourdy offre aux jeunes lecteurs un récit initiatique de haute voltige. L’exposition montrera les belles planches originales des Vermeilles, en couleur directe. L’album a reçu le prix Pépite BD 2019 au Salon du Livre Jeunesse de Montreuil et le Fauve Jeunesse au Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême 2020.

Camille Jourdy est autrice de bandes dessinées : Juliette, Les fantômes reviennent au printemps et Rosalie Blum, prix RTL 2009 et prix révélation Angoulême 2010, album adapté au cinéma par Julien Rappeneau en 2016.
Elle est également illustratrice pour la jeunesse et réalise des albums et des jeux pour Actes Sud, Albin Michel, Moulin Roty, MeMo…

SIMONE REA

VOYAGES ONIRIQUES

Auteur talentueux et peu connu en France, l’exposition dévoilera les multiples facettes du travail de Simone Rea.

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Simone Rea est un illustrateur italien. Diplômé de l’académie des Beaux-Arts à Rome, il a suivi des cours spécialisés dans l’illustration jeunesse à Sarmede.
En 2006, il est sélectionné pour participer à l’exposition du salon de Montreuil « Figures Futures » avec deux illustrations inspirées du conte Alice au pays des merveilles.

Il a été sélectionné à la foire internationale de Bologne à de nombreuses reprises, et son travail a été primé aux biennales de l’illustration de Bratislava (en 2011) et de Lisbonne (en 2012).

En France, il a notamment publié Gronouyot chez Didier Jeunesse, Les fables d’Ésope, chez Actes sud, Je veux enlever la nuit chez Cambourakis ou encore Les Ombres de Nasla chez Seuil Jeunesse en 2019.


 

WILFRID LUPANO

DÉNOUEUR D’HUMANITÉ

Quelles techniques, quelles influences président à la création du scénario ? Quelles relations nourrissent le scénariste et le dessinateur, comment se trame leur collaboration ? Ce processus sera percé à jour afin de déceler les articulations de la création chez ce scénariste de talent.

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Wilfrid Lupano est né à Nantes en 1971, mais c’est à Pau qu’il passe la plus grande partie de son enfance. Une enfance entourée des BD de ses parents, même si c’est surtout à une pratique assidue du jeu de rôle qu’il doit son imaginaire débridé et son goût pour l’écriture.

Sa carrière est lancée fin des années 2000, il enchaîne les titres : L’assassin qu’elle mérite, L’Homme qui n’aimait pas les armes à feu, Le Singe de Hartlepool, Azimut
En 2014, Wilfrid Lupano obtient le Fauve du meilleur polar avec Ma Révérence. Chez Delcourt, il écrit le scénario muet d’Un océan d’Amour pour Gregory Panaccione qui reçoit le prix BD FNAC 2015.

Chez Dargaud, la série Les Vieux Fourneaux, avec Paul Cauuet connait un grand succès et est récompensée par le Prix du Public – Cultura à Angoulême en janvier 2015.

En jeunesse, le quatrième tome de la série Le Loup en slip, avec Maïna Itoïz, est publié en novembre 2019. Il signe également plusieurs albums dans la collection Les enfants gâtés chez Delcourt : Quand le cirque est venu avec Stéphane Fert ou Cheval de bois, cheval de vent avec Gradimir Smudja.

L’exposition focalise son propos sur le travail d’écriture de Wilfrid Lupano.

LOREN CAPELLI

CAP !

Loren Capelli est une jeune artiste grenobloise née en 1981. Après des études à l’École Supérieure d’Art d’Épinal, elle publie son premier album, L’Autre, en 2005 aux Éditions La Cabane sur le chien.

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Avec Cap ! aux Éditions Courtes et Longues, ses dessins se teintent et s’esquissent de manière fluide et poétique. Ses histoires se composent de rêveries, du temps que l’on laisse filer, de petits bouts de chemins aux côtés d’enfants qui grandissent.

Ses techniques privilégiées sont d’abord le crayon gris, la gravure ou le stylo bille comme dans C’est Giorgio, son premier ouvrage au Rouergue qui marque sa rencontre avec Corinne Lovera Vitali.

MARGAUX OTHATS

PASSAGES

Jouant avec l’objet livre, son format, sa manipulation, et avec un dessin minimaliste, ses histoires sont des voyages initiatiques, explorant des thèmes comme la séparation, la persévérance ou l’émancipation. Cet univers sera déployé dans l’exposition.

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Margaux Othats sort diplômée de l’atelier d’illustration des Arts Décoratifs de Strasbourg en juin 2013. Son premier livre, La Chasse, est publié aux éditions Magnani en 2014 et sélectionné dans les pépites de l’album du Salon du Livre Jeunesse de Montreuil.

Elle publie ensuite, toujours aux éditions Magnani, Un jour dehors, en 2016, Blanc en 2017, puis Une Nuit d’été en 2019.

 

EXPOSITION COLLECTIVE

TOTEM, HISTOIRES DE FAMILLE

Mythes familiaux, liens d’attachement, d’autorité ou d’emprise, relations conflictuelles qui marquent les individus pour leur vie entière, entre crainte, fascination et émancipation.
L’exposition TOTEM s’appuie sur quatre ouvrages qui mettent en lumière les liens intimes du foyer et les parcours tortueux d’enfants, de femmes ou d’hommes dans l’ombre de leur père, de leurs proches, de leurs aïeux, réels ou fantasmés :

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Ada de Barbara Baldi (Ici même éditions) ; Profession du père de Sébastien Gnaedig, d’après Sorj Chalandon (Futuropolis) ; Malaterre de Pierre-Henry Gomont (Dargaud) ; Un Anglais dans mon arbre d’Olivia Burton et Mahi Grand (Denoël Graphic).

MARION DUCLOS

LE DESSIN COMME RYTHME, LE RÉCIT COMME PULSATION

L’exposition montrera les planches d’Ernesto, de Victor et Clint et, en avant première, des planches de Les mains de Ginette, album co-signé avec Olivier Ka, à paraître chez Delcourt fin 2020.

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A 25 ans, après des études scientifiques, Marion Duclos ébauche l’histoire d’Ernesto, hommage à son grand père réfugié en France après la guerre d’Espagne. Elle passe ensuite deux ans à l’École Supérieure des Métiers de l’Image de Bordeaux.
En 2012, elle bénéficie d’une résidence en Italie, où elle reprend l’histoire de Victor & Clint (La Boîte à Bulles, 2016) imaginée une année plus tôt. Quant à Ernesto il poursuit son voyage et est publié dans sa totalité en 2017, chez Casterman.

Servies par un trait vif et original, les histoires de Marion Duclos s’engagent sur les voies intimes de l’exil, de la solitude, de la complexité de la cellule familiale, non sans humour, avec des personnages haut en couleur et toujours dans un grand élan de vie.

RÉSIDENCE À L’ÉCOLE/EXPOSITION

« MA VILLE, JE L’IMAGINE… »

L’année de la bande dessinée doit être l’occasion de démontrer quel fabuleux vecteur d’apprentissage et de découverte de l’autre est la bande dessinée, ceci au travers d’une résidence à l’école : BD À BASTIA organise la venue de deux artistes, Marion Duclos et Margaux Othats, afin de mener un projet de création en résidence avec les 170 élèves de l’école maternelle et primaire Campanari, située au cœur du quartier Saint-Joseph à Bastia.

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Pour la création, les autrices s’appuient sur le thème de la Ville, choisi en collaboration avec les enseignants.
Le travail des élèves – leporellos et planches de bande dessinée autour de personnages imaginaires pérégrinant dans Bastia lors de fabuleuses aventures -, fera l’objet d’une exposition de restitution pendant BD À BASTIA.

La résidence est soutenue par la Ville de Bastia, le Centre National du Livre et la Caisse des Dépôts – Banque des Territoires.
DANS LE CADRE DE L’ANNÉE DE LA BANDE DESSINÉE, 2020.

 

EXPOSITION COLLECTIVE

LE PRIX DU LIVRE DES LYCÉENS

Le parcours « Prix du livre des lycéens » permet de faire découvrir aux adolescents une sélection de bandes dessinées contemporaine de qualité.

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C’est au travers de cette sélection originale de trois ouvrages, que les lycéens mènent un travail de jurés afin de désigner un lauréat.
Les auteurs rencontrent, en amont de BD À BASTIA, les 200 lycéens bastiais inscrits dans le parcours. Une dernière rencontre le 2 avril clôture ce cycle et permet la remise du prix en présence de tous les participants, auteurs et lycéens.
Les trois ouvrages sélectionnés font l’objet d’une exposition à part entière à la Galerie Noir&Blanc (ruelle de la Conception-Bastia).
Les ouvrages sélectionnés :

SAISON DES ROSES/ Chloé Wary/ FLBLB

L’ODYSSÉE D’HAKIM/ Fabien Toulmé/ Delcourt

UN ANGLAIS DANS MON ARBRE/ Olivia Burton et Mahi Grand/ Denoël Graphic