Rencontre

Jeudi 12 octobre 2017 à 18h


ARTE MARE PER UNA VOLTA

Rencontre avec Jean-Jacques Beineix, Christophe Bourseiller et Denis Parent.

Pour la 35e édition, Arte Mare rend hommage à Jean-Jacques Beineix. A l’issu de la projection 37°2 le matin au cinéma Le Régent, Arte Mare et Una Volta proposent une rencontre dans la cafétéria du Centre Culturel. Animé par Christophe Bourseiller et Denis Parent, cet échange est l’occasion de parler de l’homme de cinéma en sa présence : sa vie, son parcours, ses expériences et son rapport au cinéma.

Jean-Jacques Beineix est un type de la place Clichy, un des rares endroits de Paris où l’on est au confluent de quatre arrondissements. C’est là qu’il a grandi, c’est là qu’il avait les bureaux de sa société Cargo Films, c’est là qu’il a vu de nombreux films au Pathé Wepler. Les quatre points cardinaux sont inscrits dans sa carrière, rare et tumultueuse. Il a vu le soleil se lever sur « Diva » (1980) son premier film et se coucher -provisoirement- sur Mortel Transfert (2001), son dernier. Il a connu le nord de l’échec avec La lune dans le caniveau et le succès du grand sud pour 37°2, le matin. Six longs métrages seulement, mais une esthétique beaucoup critiquée, souvent adulée. Héritier du réalisme poétique, coloriste revendiqué, le cinéaste a réalisé des films aux confins de la fable, du genre, de la comédie et de la tragédie. Il a filmé une diva noire, Wilhelmenia Wiggins Fernandez, enluminé Gérard Depardieu, Nastassja Kinski, ou Yves Montand, révélé Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade. Et, pour se reposer des acteurs, il a filmé des fauves (Roselyne et les lions 1989). C’est grâce à ce film qu’il a adopté un vers de René Char qui lui va comme un fouet : « Aujourd’hui est un fauve, demain verra son bond ».

Denis Parent